Découverte d’un auteur… Gilles Paris

Sur cette page, découvrez l’auteur Gilles Paris et ses romans. Je l’ai rencontré à plusieurs salons de lecture et à des rencontres/dédicaces, un homme discret et sensible, cela se ressent dans ses romans qui abordent souvent des sujets graves, l’enfance, la dépression, la quête de soi… Je vous partage mes avis de lecture.

Photo : copyright Gaillard-Hohlweg

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Gilles Paris, écrivain français né le 5 avril 1959 à Suresnes (92). Il exerce divers métiers dans sa jeunesse, dont ceux de serveur, testeur de médicaments, garçon de bureau au Monde, concepteur de dossiers de presse notamment pour Manuel Canovas et Dior. À 18 ans, il intègre le ministère de la Jeunesse comme documentaliste  Puis, il devient journaliste dans le domaine du cinéma et de la musique pour la presse populaire. Il est ensuite attaché de presse dans l’édition, d’abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis pour son propre compte.

Son premier roman, Papa et Maman sont morts (Le Seuil, 1991), est publié directement en poche (Point Virgule). Le suivant, Autobiographie d’une courgette, a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à plus de 350 000 exemplaires.. Au pays des kangourous, sorti en 2012, reçoit de nombreux prix, comme le Prix Cœur France 2012, le Prix Roman de la ville d’Aumale 2012, le Prix des lecteurs de la bibliothèque Goncourt 2012, le Prix Folire 2012 et le Prix Plume d’Or 2013…. Source : wikipédia

Rencontres…

Brunch avec des auteurs, Association « Lire c’est libre » Paris, Nov. 2014

Rencontre à la Librairie Doucet

Autobiographie d’une courgette

Lecture 2013 – 255 pages – Sortie : NC – Auteur : Gilles Paris – Editions J’ai Lu | COUP DE COEUR

Icare dit « Courgette », petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie. Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent : « Le ciel, ma Courgette, c’est grand pour nous rappeler que dans la vie on n’est pas grand chose ».

Depuis son accident, la mère d’Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s’occupe pas de son fils.
Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare « incapable mineur ». Placé en maison d’accueil, Courgette découvre enfin l’Amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l’Amour…

Mon avis

J’avoue avoir eu du mal avec les « et après », « la voiture à Raymond », bref j’ai eu du mal à lire les fautes de langage de Courgette, un enfant de 9 ans tout de même et moi qui suis maman d’une fille de 9 ans j’ai pu comparer – les filles parlent mieux que les garçon ? – on le dit parfois… Certes Icare, dit Courgette n’a pas eu une maman qui le reprenne sur ses fautes de langage, il s’est « éduqué » tout seul, ce qui peut expliquer son coté un peu en retard… Qu’importe, au fil de l’histoire, on s’habitue et c’est même ce qui caractérise ce garçon attachant.
 
Ce livre aborde un sujet pourtant très sérieux : la maltraitante des enfants. On y découvre les travers des adultes vu avec les yeux innocents des enfants, raconté avec leurs mots, leurs peurs, leurs interprétations… c’est touchant !

Oui Courgette est si positif malgré qu’il soit orphelin et qu’il ait tué sa maman… mais n’était-elle pas déjà « morte » avant… N’était-il pas déjà orphelin ? Et le voilà dans une maison d’accueil avec tout pleins d’enfants avec des problématiques familiales comme lui. Tout pleins de copains, avec des zéducs pas toujours faciles… Et il y a surtout Camille, son amoureuse, son ange et ces deux là ils se regardent avec « des yeux terribles ».

Sociable et optimiste, Courgette aime les autres et la vie. Il est aimé et aime.

On dit que les amis peuvent remplacer la famille ?

Sûrement… sauf lorsqu’on est enfant !
Un enfant a besoin de repères, d’une maison, d’une tasse de chocolat à soi…
Un enfant c’est exclusif et on le ressens dans ce roman.
 
Vous l’avez compris, j’ai beaucoup aimé.
Du fait que je sois maman et aussi que je sois restée une grande enfant.

« Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’interieur. »

Ne passez pas à coté de ce petit roman tout simple, frais, rigolo… Si touchant !

Au pays des kangourous

Lecture 2013 – 248 pages – Sortie :  NC – Auteur : Gilles Paris – Editions Don Quichotte |COUP DE COEUR

Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. »

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n’en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d’affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité indicible.

Mon avis

Simon est un petit garçon qui a une maman quasiment absente de sa vie, elle vit loin, en Australie, au pays des kangourous… Son travail l’a menée loin d’eux. Simon aimerait que sa maman lui dise qu’elle l’aime, qu’elle l’embrasse, qu’elle joue avec lui… mais non, sa maman fait les boutiques, voit ses copines, fait du sport lorsqu’elle vient les voir à Paris… et elle se dispute beaucoup avec son papa.

Son papa Paul est un écrivain bohème qui écrit des livres pour les autres, il est là pour Simon jusqu’au jour où tout bascule… Lola sa grand mère s’occupe alors de lui, il quitte son univers familier pour s’installer chez elle.  sa maman lui manque, son papa lui manque… Simon rencontre alors Lily, une petite fille qui sait le rassurer, un ange gardien en quelque sorte.

Il va alors peu à peu comprendre ce qui se passe, il va grandir, découvrir les secrets de Lola, la maladie de son papa, l’absence de sa maman…

Simon n’est jamais seul, rêveur, il ferme les yeux et… il réinvente ce qui devrait être, ou pas.

Vous avez compris, j’ai beaucoup aimée cette lecture, l’histoire est racontée par les yeux d’enfant de Simon, avec la naïveté de l’enfance, les interrogations, les peurs, les espoirs… En le refermant je me suis dit qu’écrire une chronique qui ne dit pas tout me seras difficile, car il ne faut pas tout en dire, il y a des surprises… Je vous laisse les découvrir.

L’Été des lucioles

Lecture janvier 2014  | 222 pages | Éditeur : Editions Héloïse d’Ormesson | Date de parution : 23 janvier 2014 | Genre : Contemporain – COUP DE COEUR En savoir +

Du haut de ses neuf ans, Victor a quelques certitudes : c’est parce que François, son père, n’ouvre pas son courrier qui s’amoncelle dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble ; c’est parce que Claire et Pilar, ses mamans, adorent regarder des mélos tout en mangeant du pop-corn qu’elles sont heureuses ensemble. Et c’est parce que les adultes n’aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu’il a rencontré son meilleur ami Gaspard.
 
En vacances à la résidence du Grand Hôtel du Cap-Martin, Victor partira à l’aventure sur l’étroit chemin des douaniers qui surplombe la côte en compagnie de Gaspard. L’été sera placé sous le signe de l’étrange avec une invasion de lucioles, des pluies sèches et des orages aussi soudains que violents. En guidant les garçons jusqu’aux passages secrets menant aux villas qui bordent le rivage, papillons, baronne et jumeaux feront bien plus que de leur ouvrir la porte des jardins enchantés.

Mon avis

Voici le 4ème roman de Gilles Paris, j’ai fini de le lire ce matin même.  Je m’empresse de vous écrire mon avis, le roman sortant dans les librairies aujourd’hui même.

Encore touchée ! Que j’aime l’univers enfantin de cet auteur, ses mots simples, la façon dont il retranscrit la vision naïve de la vie vue par un enfant.

Dans ce roman c’est Victor 9 ans qui vit avec sa mère séparée de son papa, un papa qui a le syndrome de Peter Pan, un papa qui n’arrive pas à grandir…

Il y a le soleil, la plage, la mer, les vacances… Alicia sa sœur, Justine son amoureuse, Gaspard son meilleur ami, Pilar sa 2ème maman et tout plein d’autres personnages (la baronne, les jumeaux… ). Je n’ai pas envie de vous raconter trop de l’histoire sinon il n’y aurai plus de découverte – et des surprises il y en a dans ce roman – le résumé en dit déjà beaucoup trop.

Victor est très attachant, c’est lui qui nous raconte cet été particulier, je me suis beaucoup attaché à lui, tout comme à Icare et Simon, personnages des précédents romans de Gilles Paris (« Autobiographie d’une courgette » et « Au pays des kangourous »).

Ce roman est un coup de coeur, tout comme les 2 autres romans que j’ai lu de cet auteur, il m’en manque un en fait (« Papa et maman sont morts« ).

Je me suis laissée embarquée par la magie des lucioles, une lecture si agréable, j’ai eu 9 ans à mon tour, merci à l’auteur Gilles Paris, très jolie histoire, j’ai adoré la dernière partie de l’histoire (on nage dans le fantastique), la fin est magnifique !

J’ai celui-ci à lire…

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