Les écorchés vifs (Les rédempteurs) d’Olivier Vanderbecq ♥

Merci beaucoup à l’auteur qui a eu la gentillesse de nous proposer son roman »Les écorchés vifs (Les rédempteurs) » lors de notre concours de la Rentrée 2014. Merci pour son écoute et son humour. Merci pour sa patience, car j’ai trainé dans ma lecture…

Nombre de pages : 428 – Éditeur : Éditions Amalthée – Date de parution : 2014 – Genre : Policier / Thriller – Date de lecture : Déc 2014 -janv 2015 > En savoir +

Un quadra élégant, derrière lequel se cache un homme de main efficace et doué… qui se fait voler sa voiture. Une ado, proie d’une petite bande de truands… que le quadra voudra sauver. Et un lieutenant, violent et alcoolique… qui compte bien changer la donne. Secours de gitans, prises d’assaut et guerre des gangs, l’affaire prend une tournure que l’on peut qualifier d’explosive. Avec ses personnages hauts en couleurs et attachants, Les écorchés vifs est un thriller surprenant où la violence côtoie le lyrisme. On sent la maîtrise du genre et ce côté rock’n roll qui fait toute la différence. Assurément, un auteur à suivre ! Préface de Jacques Olivier Bosco.


L’avis de Sybelline

Les écorchés vifs (Les rédempteurs) …

J’ai vraiment beaucoup aimé la « cavale » de ces deux écorchés vifs se battant contre leurs démons internes. Ils ne sont pas dans le même camp, l’un truand, l’autre flic et pourtant ils ont beaucoup en commun et ils cherchent tous deux une rédemption (une rachat de leurs fautes et erreurs, le pardon, à aller vers le bien… vers un bonheur perdu ou non encore trouvé).

Pierre, truand, ancien légionnaire, la quarantaine passé. Il avait une vie de famille avant, il avait l’amour, l’équilibre, tout ce dont on rêve et il a brusquement tout perdu. Tout a basculé, il s’est alors égaré. Ses blessures passées sont revenues le hanter, sa rage d’enfant unique écrasé par une famille qui demande la perfection, toute cette violence enfouie en lui et qu’il avait difficilement réussit à canaliser, tout a refait surface…

« Je ne serai qu’un écorché désespéré parmi tant d’autres. Errant de par le monde en quête de la fin. Un vagabond. L’oubli ne s’est pas montré et la rédemption n’est par venue » (page 285)

A la moitié de la lecture, on fait connaissance avec le lieutenant Damien Glob, 29 ans, il n’a pas de vie de famille, il est incapable de s’aimer et d’aimer… c’est un handicapé des sentiments… Il a le flair et l’inconscience, cette folie qui le pousse toujours plus loin dans la résolution des enquêtes irrésolues, il est bafoué par sa hiérarchie qui désapprouve ses méthodes. C’est le vilain petit canard, celui que l’on fuit. D’ailleurs il se fuit, il culpabilise, il boit plus que raison…

« Bousillé par son enfance, ravagé par un profond besoin d’exister et de briller dans tout ce qu’il entreprend (c’est ce que dit son psy) (page. 155)

Ils sont tous deux détruits de l’intérieur, tous les deux malmenés par la vie, ce sont des fauves, ils ont une revanche à prendre, blessés par leur éducation, par des pères trop autoritaires et castrateurs. J’ai parfois eu l’impression que i Damien étant l’avant-Pierre…

« Des années à refuser ma nature, à accepter mes frustrations et mes manques » (page 266)

Pas étonnant qu’ils se reconnaissent » lorsqu’ils se rencontrent.

« Flic ou criminel, face à un flingue, quelle est la différence ? » – Les Infiltrés (page 153)

Et au milieu de toute cette violence, il y a Alicia, 14 ans…
Qui est-elle ? Que va-t-il lui arriver ?
Il faut le lire pour le savoir…
Je vous le conseilles vivement.

Pour conclure, je dirais que dans ce roman, il y a le son et l’image, il y a de l’action : Pierre est un peu comme Liam Nesson dans ‘Taken’ : un professionnel, il sait les failles de ses ennemis, il contrôle (ou presque) la situation et la tourne à son avantage.

Les scènes de fusillades et d’affrontements sont percutantes, les courses poursuites haletantes et les échanges verbaux incisifs.

Dans ce roman, il y a la richesse des introspections : les confidences de l’un et l’autre. Leurs failles sont si bien retranscrites, cela donne de l’épaisseur aux personnages, on ressens leur sensibilité exacerbée d’où découle cette rage, ce besoin de tout contrôler, d’être autre… de tout détruire… pour reconstruire ?

Ces écorchés vifs ont attachants. Il y a de l’humanité en eux malgré toute la violence accumulée

J’ai aimé aussi les petites citations littéraires, cinéma et paroles de chansons, réflexions sur la vie, ces mots posés au bon moment en filigrane.

Et donc que se passe t-il réellement dans ce roman ?

DOnc… COUP DE COEUR et.. il y a une suite, c’est actuellement en écriture..
Et il y en aura un 3ème, c’est une trilogie.

…. VIVEMENT !

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