La demoiselle des tic-tac de Nathalie Hug ♥

J’ai lu « La demoiselle des Tic-Tac » de Nathalie Hug et j’ai beaucoup aimé. Découvrez l’histoire de Rosy »…. J’ai rencontrée l’auteure lors du salon de l’association Lire c’est libre, elle m’a dit que l’histoire de Rosy est inspirée de la vie de sa grand-mère.

Nombre de pages : 168 – Éditeur : Editions Livre de Poche – Date de parution : NC – Genre : Historique, drame – Date de lecture : janvier 2015 > En savoir +

Rosy et sa mère ont quitté Ludwigshafen en 1937 pour une vie meilleure en France, dans un petit village de Moselle. Or, personne n’a oublié l’annexion de 1871 et rares sont ceux qui leur tendent la main. Il est vrai que Mutti admire Hitler, méprise les curés, les Juifs et les fonctionnaires, et que Mein Kampf est son livre de chevet… Pour Rosy, dix ans, la vie n’est pas drôle tous les jours.
Quand en 1940, Hitler s’empare de la Moselle, leurs conditions de vie s’améliorent. Pas pour longtemps. Entre novembre 1944 et mars 1945, alors que les Alliés pilonnent la région, Rosy et sa mère se terrent à la cave. Pour tenir, Rosy se raccroche à ses souvenirs, avec de maigres provisions et pour toute compagnie une petite poule et de drôles d’araignées aux pattes fines, que son oncle Edy, qu’elle aimait comme un père, surnommait les tic-tac.


L’avis de Sybelline

La demoiselle des tic-tac

La région Alsace-Moselle, déchirée depuis 1870 entre d’abord la Prusse puis l’Allemagne et la France, Rosy est allemande, sa mère est fan d’Hitler, elle est détestée par ses camarardes. Puis lors de l’invasion allemande, elle suit les camps de la jeunesse hitlérienne, elle pense qu’Hitler va les sauver. Rosy doute tout de même, elle espère que Dieu lui pardonnera malgré qu’elle ne soit pas pieuse… Elle n’est pas d’accord sur tout ce que dit le fuhrer mais si sa maman y croit… Elle y croit, enfin elle essaye.

Terrée dans sa cave écroulée, les américains bombardent son village, Rosy nous raconte son histoire,… Elle nous raconte son angoisse des tic-tac, son amitié avec sa poule Cosette, son amour pour sa maman – bien que celle-ci soit très austère – son ami Andy avec qui elle parcourait la campagne, son papa Peter qui est parti, oncle Edy qui est parti à la guerre et qui lui manque, sa peste de cousine Anne-mie et sa grand mère Oma chouchou.

Etre regrets, espoirs, questionnements, pleurs et désespoirs… Elle essaye de survivre parmi les décombres.

Une histoire touchante, une écriture agréable à lire, une lecture addictive, on n’a pas envie de laisser Rosy seule dans sa cave, je l’ai lu en même pas 2 jours. C’est intéressant d’avoir ce témoignage. Ce n’est pas Anne, petite fille juive cachée dans un recoin de l’appartement et écrivant son journal… C’est Rosy, petite fille allemande cachée dans la cave de sa maison.

Les enfants ont été les victimes dans les 2 camps. « Ma mère m’avait enseigné qu’il ne faut pas toujours dire ce qu’on pense, sous peine de ne jamais plus avoir l’occasion de le dire. » (page 73)

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