Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

J’ai découvert ce classique essentiel « Fahrenheit 451 »

Auteur :  Ray Bradbury | Nombre de pages : 213 |Editeur : Folio SF | Date de parution : 1953 | Genre : Science fiction, Classique | Date de lecture : Août 2013

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.


L’avis de Sybelline

Fahrenheit 451

Un grand classique de la SF que je ne connaissais pas. La préface de Jacques Chambon est excellente, elle nous apprends le contexte historique lors de la sortie de ce roman.

Interdire les livres, quelle drôle d’idée et pourtant… Abêtir le peuple c’est le contrôler, donc interdire la lecture c’est empêcher la réflexion .. En occupant les esprits par des émissions tv, on les empêche de réfléchir par eux-même.

Cela fait réfléchir lorsqu’on voit la télé-réalité envahir notre petit écran. Cette société fait peur et si on n’y prends pas garde on y prends le chemin…

Comme « 1984 » de G orwell (1949) que je n’ai pas fini de lire.. Je l’avais commencé il y a quelques années pourtant >> on y parle manipulation, surveillance et réduction des libertés.

Le film « Equlibrium » (2003) prends le même thème : l’interdiction des sentiments, l’interdiction des objets du passé, des livres, de la musique pour inhiber et contrôler la masse. Très beau film, violent autant le dire, il y a des images dures mais aussi de superbes scènes de combats à la Matrix.

Le superficiel, les apparences du bonheur, de ce que l’on doit être ou pas…  Ce livre parle de censure, de contrôle pour éviter l’action qui découle de la réflexion,  éviter les idées pour que la masse suive…

J’avoue j’ai un peu triché, avant de finir le livre, j’ai regardé le film de François Truffaut (1966) ! Sachant qu’il existait un film, je n’ai pas été patiente…
Le film n’est pas complètement fidèle au livre, il y a quelques passages différents.

Une lecture agréable, un classique à avoir lu, il se lit tout seul, très beau style imagé de l’auteur. Le film a pris un coup de vieux tout de même, je préfère le livre.

Extrait :

Si vous ne voulez pas qu’un homme se rende malheureux avec la politique, n’allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu’il oublie jusqu’à l’existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d’impôt, cela vaut mieux que d’embêter les gens avec ça. La paix, Montag. […] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de « faits », qu’ils se sentent gavés, mais absolument « brillants » côté information. Ils auront alors l’impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C’est la porte ouverte à la mélancolie. »

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