Les jonquilles de Green Park – Jérôme Attal

Lors du salon manceau la 25e heure du livre, en octobre 2017, lorsque je suis arrivé devant l’auteur Jérôme Attal, je ne savais pas quel livre lui prendre, il m’a dit de prendre « Les jonquilles de Green Park » et qu’il avait hâte d’avoir mon avis…

Sur le coup cela m’a interloquée et… Je comprends pourquoi il m’a dit cela, ce roman est pour moi, et en tant qu’hypersensible, il m’a bien sûr touché.

Lecture : Janvier 2018 – 192 pages – Sortie : mars 2016 (en poche : juin 2017) – Auteur : Jérôme Attal – Éditions Pocket – Coup de coeur

Les Quatre Cents Coups sous le Blitz de Londres. Septembre 1940, Tommy vit avec ses parents et sa grande soeur Jenny. C’est le début des bombardements allemands. Tommy, sa famille, ses copains et la belle Mila se préparent tout de même à fêter Noël.
« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. »
Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande soeur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël. Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle. Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

J’ai lu de l’auteur :  Presque la mer (mon avis)  /  Dans ma pal : Folie furieuse


L’avis de Sybelline

En passant, je trouve que la 4e de couverture de « Les jonquilles de Green Park » en dit beaucoup trop sur l’histoire. Et je préfère la couverture du grand format, quoique à force, j’aime bien celle ci, par habitude de la voir lol (y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis)

C’est un livre sur l’enfance, la famille, l’amitié, l’amour, l’espoir…  cela va même au delà, c’est contemplatif, imaginatif, créatif… humaniste ! et le tout est fantaisiste comme l’auteur Jérôme Attal sait si bien le faire. C’est poétique, un bonbon à savourer sans modération.

Un mot me vient : OPTIMISME ! Tout le côté optimiste et naïf de l’enfance, un sujet grave traité ainsi par la voix d’un petit garçon, ce n’est pas sans rappeler « Autobiographie d’une courgette » (mon avis) de Gilles Paris, et c’est un compliment. C’est tendre et bouleversant.

La citation « Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a » sied bien au roman. Il est bien de faire avec ce que l’on a… On peut faire beaucoup avec de petites choses, tout dépends de la manière dont on appréhende la vie.

« Maman affirme que même si demain (…) il arrive qu’on n’ait plus de confiture à poser sur la table pour le petit-déjeuner, et bien on se fera pas pour autant des tartines de néant, mais on tartinera nos toasts avec le souvenir de la confiture, ou, mieux encore, avec la promesse de son retour. » (extrait)

On est en plein dans le : profiter de l’instant présent, le bonheur c’est maintenant… Un bonheur ne revient pas, c’est quand il est là qu’il faut l’apprécier. Et la liste des -/+ … Tout à fait ça ! De mauvaises choses peuvent générer de belles choses, il faut savoir en tirer parti au lieu de pleurnicher sur ce qui ne s’est pas passé comme il cela aurait du se passer. Je rajoute : si quelque chose ne se passe pas, c’est que cela devait être ainsi… CARPE DIEM on y est !

« …au fond de moi, je savais bien que les moments heureux ne se reproduisent jamais tels quels le jour d’après… C’est pour cette raison qu’il ne faut pas rechercher trop vite la fin des instants heureux, vous comprenez. »( page 155)

Il est question de courage, d’espoir, de solidarité. Le liens sont importants dans ce roman. Le respect de l’autre, de ce qu’il est, le don de soi, l’écoute. Et là on se dit que beaucoup ont perdu tout cela, on touche au « ne jamais oublier l’enfant qu’il y a en soi »… ça doit être pour cela que ce roman me parle tant et doit parler à tant de personnes. Jérôme Attal est sans cesse en lien avec l’enfant qui est toujours en lui – JE LE SAIS BIEN – Et moi aussi.

Après se dire qu’il n’y aurait pas de guerres si on gardait en soi toute la béatitude et la beauté de l’enfance ? Non je ne dirais pas cela… Dans ce roman il n’y a pas que de gentils enfants… Les enfants ont aussi des côtés très sombres. L’humanité est bien complexe.

MERCI ! A mettre dans toutes les mains et tous les yeux. J’ai bien fait de ne pas attendre pour le lire. Ce livre m’a fait du bien.

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1 réponse

  1. angielegac dit :

    Magnifique chronique je fonce mettre ce roman dans ma liste d’envie 🙂

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